J'avais l'impression d'être oppressée, que l'air me manqué. Mon pouls s'affaiblissait considérablement, au fûr et a mesure que je prenais conscience de la vérité de ses dires. Apres tout, nul n'avait la preuve concrête qu'elle ne mentait pas. Il se pouvait bien que ce soit une mythomane ou une espionne engagée par mes camarades, blondes platines. Mon imagination était vraiment débordante. Je ne la connaisait a peine depuis quelques minutes, mais elle m'horripilée déjà. Elle venait tout juste d'entrer dans nos vies qu'elle brisait déjà la quiétude de celles-ci, tel un caillou que l'ont jette troublant ainsi les eaux limpides. Elle avait de la présence, une manière de gesticuler ostensiblement, de se faire remarquer; tout le contraire de moi. Je jettai un regard à Zéro en catimini; il était tout aussi abasourdi que moi. Il pensait sûrement que la fille était prise d'un coup de folie, ou que c'était une autres filles s'etant amourachés de lui. Il était là, amorphe, ne sachant que dire - réaction tout à fait compréhensible- cherchant une alternative à cette révélation. Je me répétais inlassablement ces deux mots : grand frère, grand frère, grand frère, grand frère, grand frère...
Il m'avait donc omit avoir une soeur . Peut- être ne me fesait-il pas assez confiance, pourtant
moi je lui avait tout révelé , je m'étais ouverte a lui, lui avait confié mes craintes et mes douleurs, mes espoirs et lui n'avait que faire de tout celà...Non! comment pouvais-je douter de ses paroles. Je remarquais que la jeune fille se mordillait nerveusement la lèvre inférieur, troublée par notre mutisme. Sûrement s'attendait-elle a une accolade, ou que Zéro se jette à ses bras, malheuresement la confiance ne s'accordait pas à n'importe qui. C'est alors que Zéro se mit à rigoler d'un rire sonore et nerveux.
-C'est une blague? demanda-t-il ,à bout de souffle après sa crise d'hilarité, mi-amusé, mi-sérieu.
La jeune fille parût vexée. A quoi s'attendait-elle? Que l'ont croit a ce mensonge éhonté?
-Mais pourquoi aurais-je inventé une telle histoire rétorqua-t-elle, agacée. Tu ne te souviens pas de moi, Yuuki ta petite soeur, celle qui te fesait rire lors de tes mauvais jours, celle à qui tu confiait tout tes secrets, celle avec qui tu te promenais dans la forêt et avec qui tu as construis notre cabane, notre jardin secret, celle grâce à qui tu as pus rencontré Rima... Mais quand nos parents sont décédés, nous avons étaient séparés, faute de place et de moyens chez notre oncle, et depuis je n'ai cessé de pensé à toi et de te chercher, esperant un jour pouvoir te retrouver et te resserer dans mes bras. Tu ne me reconnais même plus désormais, après tout c'est normal tant d'années se sont écoulées. Je comprendrai si tu...si vous ne m'acceptiez pas dans vos vies, c'est compréhensible. Une inconnue vient vous abordez et te dit que tu es son grand frère, celà peut paraître absurde, mais essaye de te souvenir... Essaye de me croire! supplia-t-elle.
Où était cachée la caméra? On se serrai crut dans un feuilleton mélodramatique tel que Amour, gloire et beauté. Mais j'avais presque pitié d'elle, et si elle disait la véritée... Zéro parût désemparé par la mine affligeante et suppliante de la fille. Ne me dite pas qu'il va gober ses myrifiques paroles?
-Je veux bien te croire Yuuki répondit-il. Allez vient dans mes bras, petite soeur.
Je la cherchais frénétiquement désormais, mais où était caché cette camera? Avant que je n'eus le temps d'approfondir mes recherche je vis Yuuki se jettait dans ses bras en une etreinte fraternelle, j'avais l'impression d'être l'instruse dans cette atmosphere onirique. Je me sentais ridicule, plantée là, gachant ainsi leur retrouvailles,ce n'est qu'a ce moment que je remarquais que la rue qui était autrefoisdeserte, c'était densément peuplée en peu de temps. Je décidais alors que partir serrait la meilleure solution. Me mêlant à la cohue, je traversais- tant bien que mal, en jouant des coudes- la rue. Je n'allai pas la laissé faire. Yuuki avait peut-être réussit à manipuler la naïveté de Zéro, mais pas la mienne. Je parcourai diverses ruelles cherchant une quelconque occupation, puis je bifurquer dans une autre rue. Ce ne fut qu'au deuxième carefour que je me rendis compte que je m'égarais. La nuit tombait, et je notai que les nuages étaient revenus, oscuricissant l'horizon a l'ouest en une espèce de coucher de soleil précoce. A l'est, le ciel était encore clair, mais il prenait des teintes grises percées çà et là de rose et d'orange. J'avais laissé mon gilet sur le banc, et un brusque frisson m'obligea a croiser étroitement les bras sur ma poitrine. Le ciel se couvrit brusquement et je remarquai que la nuit était déjà très avancée. Tandis que je traversais un parc, j'entendis le bruit feutrés de pas s'approchant de moi. prise de panique je me réfugiais dérière un buisson , en pleine oscurité, a l'abris des lumières projetaient par les lampadaires. J'aperçus, à travers l'épais feuillage, un groupe de jeunes personnes composées de trois filles et trois garçons rigolant a pleins poumons. Je remarquai que les trois filles étaient celles qui m'avait menacé. J'étais mal vraiment mal, si elles m'apercevaient ainsi, recroquevillée derrière un buisson, mes ballerines macullées de boue, mes cheuveux en bataille et mes genoux écorchés; je ne pariai pas beaucoup de ma vie.
-Hey, ma chérie! Comment elle s'appelle la fille pour qui tu as préparé ce plan? cria un garçon - aux cheuveux bruns remplis de gel- titubant comme un ivre. Pourquoi criait-il si fort elle se trouver a peine a plus d'un mètre d'elle.
-Pff' j'men souviens plus, mais elle m'énerve déjà, elle drague tous les mecs rétorqua Madame faut-pas-toucher-à-mes-cheuveux-je-les-aient-lissé.
-T'inquiéte pas on va bien s'occuper d'elle renchérit un garçon aux cheuveux blonds et au pantalon bien en dessous de son postérieur laissant ainsi appaître son sous-vêtement. Ses deux acolythes s'exclafèrent à une blague que eux seuls comprenaient. Ils quittérent le parc, jusqu'a disparaître de ma vision. J'aurais du sortir de ma cachette pour leur demander mon chemin, mais ils se serraient sûrement moqués de moi voir pire. Je demeurai assise sur le banc attendant une quelconque aide - comme si un chevalier servant allé m'extirpais de se petrin- mais il n'y avait pas âmes qui vivent. C'était quoi le surnom que mes camarades m'avait donné...ah oui, Malchanceuse ou Lapoisse: ils avaient raison. Un silence caverneux régnait dans le parc et lastre nocturne étant cachait derrière les nombreux nuages, la pénombre dominait dans tout le parc. Je me mis alors a fredonner un air de musique - que j'avais vaguement entendus à la radio- celà permettait de calmer les nerfs.
Quatre-vingts No woman no cry plus tard, j'avais épuisé tout mon registre de musique - en passant bien sûre par les années 80. Les bruits environnants ne fesaient qu'attisés ma follie; je me sentais épiée. J'essayais ,tant bien que mal, de garder mes paupières ouvertes. Petit à petit, un vide terrifiant s'empara progressivement de mon esprit, faisant taire chacune de mes pensées sur son passage. Légère et trouble, une nappe sombre se dessina autour de mes yeux avant de s'engouffrer en moi, emportant d'abord la lune, puis la nuit, mon corps et enfin le parc. Puis une caresses tres légère sur ma joue puis plus rien...